WetnaPMan etc.
Petite histoire de l’hygiène par ce qui tombe sous la main !
La préhistoire : tout à l'expérience !
Il est difficile de faire le point sur la notion d'hygiène en ces temps reculés mais on peut penser que seule l'expérience comptait. Les survivants faisaient les déductions utiles à leur sauvegarde : le précepte "ne pas manger tout ce qui tombe sous la main" devait être appliqué à la lettre, donnant naissance aux prémisses de l'hygiène alimentaire. Quant aux autres types d'hygiène, ils apparaîtront bien plus tard. On est loin du concept même de lingettes à l’apparition des premiers hommes !
L'antiquité : bains, crème et volupté
Bains à température variable, massages, crèmes parfumées et les premiers rince-doigts (coupelle !). L'hygiène des grecs et des romains avait un sens purificateur mais évoquait aussi la volupté. Attentifs aux soins corporels, les romains passaient beaucoup de temps à se baigner dans les thermes collectifs, sous les bons auspices de la Déesse Hygie, protectrice de la santé, et à qui nous devons le mot actuel "hygiène". Cet ensemble d’usages, consacrés par le temps, s\\\'étendaient jusqu'en Orient avec les bains turcs ou les hammams. Aujourd'hui encore, ils mêlent rite de purification religieux, plaisir et hygiène.
Moyen âge : propre sur soi et la rue dans le caniveauA cette époque, le pot de chambre, qui est apparu sous les romains, est encore de rigueur et on n’hésite pas à faire ses besoins devant tout le monde ! On se baigne beaucoup en ville où l'hygiène corporelle est très présente. Les bains publics ou étuves permettent aux hommes de se retrouver et de se détendre dans un réel lieu de plaisir. En 1292, à Paris, on en dénombrait 25 pour 250 000 habitants. Partout en Europe, on voit fleurir la mode du bain, et les latrines, vestiges de la présence romaine. Petit à petit, les bains publics deviennent des sites de rencontre. En ville, on se parfume, on s’enduit, on se coiffe, et il existe des blanchisseurs tandis que dans la rue, l'hygiène est moins flagrante : c'est l'époque du "tout-à-la-rue" ! Excréments et eaux usées s'y mêlent et nagent dans le caniveau.
Renaissance : la crasse est la carapace du corpsL'hygiène marque une pause en particulier à cause d'une perception différente du corps - il est tabou - et de l'apparition de maladies très graves telles que la syphilis, qui se propagent sans qu'aucun scientifique ne puisse réellement expliquer pourquoi. On croit alors que l'eau pénètre dans le corps par les pores de la peau et transmet la maladie. La peste fait aussi beaucoup de ravage en occident. Aussi pensait-on qu'une couche de crasse assurerait une protection contre les maladies. La toilette corporelle devient donc totalement sèche. Une lingette toute propre sert à
XIXè siècle : urbanisme et science sont à l'œuvre
C'est le siècle du renouveau de l'hygiène :
- Les travaux d'urbanisme se développent. Ils intègrent la création de fosses sceptiques et prévoient un mécanisme d\\\'évacuation des eaux usées jusqu'à l'égout pour toute nouvelle construction. C'est le début du tout-à-l'égout.
- Les eaux usées, riches en azote, sont utilisées pour faire fructifier la terre tout en se purifiant (principe de nitrification).. C'est l'apparition des premiers champs d'épandage.
- Alors que les "water-closet" anglais fleurissent dans toute l'Europe, les premières expositions sur l'hygiène ouvrent leurs portes.
Du côté des sciences, les progrès sont considérables et relèguent au placard les vieilles croyances, en premier lieu celle de la \\\"génération spontanée\\\" grâce aux expériences de Louis Pasteur.
A mesure que l\\\'on découvre de nombreuses bactéries et leur rôle clé dans les infections connues, on comprend qu\\\'il est possible de s\\\'en protéger.
En filigrane se dessinent les premières mesures d\\\'hygiène : le lavage des mains d’abord, la toilette du corps ensuite, quotidienne à l\\\'eau et au savon. Ces mesures révolutionnaires seront relayées à l\\\'échelle internationale par les médecins et les hommes politiques, qui se retrouvent lors de congrès. Un but essentiel : vaincre les maladies contagieuses, peste, choléra, typhoïde, typhus, fièvre jaune. C\\\'est l\\\'époque des quarantaines. Ce sont aussi les médecins, personnages influents, qui observent les comportements, les infrastructures (marché, abattoir, caniveaux...) et qui proposeront d\\\'en améliorer l\\\'hygiène. En 1847, Ignac Semmelweis constate que des mesures d\\\'hygiène limitent la mortalité par fièvre puerpérale (post-accouchement) et l\\\'écossais Joseph Lister inspiré par les travaux de Pasteur, utilise l\\\'antisepsie en chirurgie. L\\\'hygiène synonyme de prévention est lancée. Toilette et vaccination en seront les maîtres mots.
XXè siècle : l’hygiène devient comportementale
Les conférences internationales de la fin du XIXè aboutissent à la mise en place d'un office international d'hygiène publique, qui s'installe à Paris en 1907, et qui deviendra l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en 1946.
Une lutte et une coopération s'engagent contre les maladies infectieuses.
Doucement, la notion d'hygiène s'ancre dans les esprits grâce notamment à son introduction dans les écoles. Cela permet à cette notion de s'étendre à toutes les couches de la société.
Le changement est lent car il faut lutter contre les croyances et les habitudes qui résistent, l'idée du propre et du sale...
Les progrès en biologie vont permettre de démonter les mécanismes de contaminations, d'infection...
Selon les pays, les habitudes varient mais l'hygiène s'imposera partout. Les rince-doigts lingette, nés de la table (coupelles) et transposées en ustensile nomade au voyage (les cars, les avions), naissent au milieu des années 60. Depuis 1990 en Europe, le concept de lingettes est partout. Il est passé du domaine du confort et de l’hygiène (rince doigts, lingettes bébé…) au domaine de la propreté des surfaces (lunettes, meubles, automobiles, sols…).
En outre, si les mesures d'hygiène ont permis de circonscrire de terribles maladies comme la syphilis, la peste, le choléra ou la tuberculose, la période actuelle voit resurgir d'anciens fléaux (la tuberculose) ou en apparaître de nouveaux (le SIDA).
Une hygiène nouvelle ou renouvelée reste donc à inventer pour le XXIème siècle. Avec, au quotidien, la participation des rince-doigts lingettes !
Philippe MESMIN, WetnaPMman etc.
wetnapman@hotmail.fr
[
./23_homepag.html]
[
mailto:wetnapman@hotmail.fr]
[
./page_belles_piecespag.html]
[
./collectionneurspag.html]
[
mailto:wetnapman@hotmail.fr]
[
./liens_amispag.html]
[
./hygienepag.html]
[
Web Creator]
[
LMSOFT]